Présentation
Cyrille Courtade : découvrez l'éclectisme de son talent musical...
Le Coursayre trompettiste !
Tout petit déjà, Cyrille Courtade accompagnait son père dans les arènes. « C’était un rituel magique... Je rêvais d’écarter, mais aussi de faire de la musique. » A seize ans, il intègre l’école taurine. « Comme tous les jeunes, j’ai commencé à m’entraîner avec une chambre à air, puis avec une vache électrique. Je n’étais pas particulièrement doué, mais j’ai travaillé le geste avec acharnement... » Il participe à plusieurs courses.

Les débuts sont laborieux. « Pour mon premier écart à Larrivière, j’ai été malmené par une vache de chez Pussacq qui se nommait Rabonere. » Pourtant, une semaine plus tard, à Maubourguet, il remporte un trophée sur trois écarts, devant le Landais Guillaume Mallet. Un pur instant de bonheur pour ce jeune garçon sensible.

Mauvaise tumade à 17 ans
Mais le 7 mai 1994, à Tarsac, il est encorné par une vache lors de son troisième écart. Bilan : 30 points de sutures et un mois avant de remarcher. « J’ai voulu écarter à nouveau dès que j’ai été remis. Mais je me suis rendu compte que ce n’était plus ça... »*

« J’ai failli tomber dans les pommes... »
Renonçant à une carrière d’écarteur, il se tourne vers la musique, sa seconde passion (qu’il doit en partie à sa mère, grande fan de Claude François devant l’éternel). « J’ai intégré très tôt l’école de musique de Riscle dirigée par Monsieur Vaux. Pendant deux ans, j’ai touché à tous les instruments. Puis mes grands parents m’ont offert une cassette de la banda Los Calientes et la trompette a été une révélation ! »

Ses grands parents le confie à André Ducout qui en fera un musicien, il s'en suivra au fil des années une reconnaissance et une admiration qui ne sera jamais démentie.
En 1989, on lui offre sa première trompette. Six mois plus tard, il est classé premier ex-aequo au concours musical d’Eauze. Depuis, son instrument ne l’a plus quitté. Il entre dans les Echos de l’Adour (l’harmonie de Riscle) et créé une banda éphémère avec quelques copains (les Maougits), puis joue avec les Armagnacs (qu’il accompagne encore aujourd’hui). « En 1990, j’ai interprété mon premier solo de trompette sous la halle de Riscle avec l’harmonie. J’étais tellement ému que j’ai failli tomber dans les pommes... »

Chez les Tchikito...
C’est le chanteur Jacky Perria qui lui donne sa chance et lui met véritablement le pied à l’étrier dans le monde de la musique professionnelle. « Je le considère comme mon père de cœur. Il m’a toujours soutenu lorsque je suis devenu trompettiste titulaire dans l’orchestre Tchikito. »

Avec Michel Etcheverry...
En 2003, nouvelle étape dans sa carrière. « Le trompettiste Michel Launay m’a demandé de le dépanner pour accompagner Michel Etcheverry. Moins d’un an plus tard, j’intégrai la formation du chanteur basque. Avec lui, j’ai fait plus de 130 galas. Nous avons effectué deux voyages aux Etats-Unis dont je garde un formidable souvenir. »

En 2004, il a l’occasion de rencontrer l’un des maîtres de la trompette qu’il admire depuis toujours : Maurice André.

Enfin épanoui
Aujourd’hui, Cyrille Courtade est un homme heureux et épanoui. « La musique m’a permis de prendre une revanche sur les difficultés de la vie. Le soutien de mes proches m'apporte beaucoup. » Il a enregistré son premier album en tant que trompettiste solo et interprète des mélodies variées (Espana cani, Concerto pour un été, Non je ne regrette rien, Petite fleur, Ave Maria, etc.). La passion de la course est toujours vive et il lui arrive encore de descendre dans l’arène pour le plaisir d’un écart.

Sur le plan professionnel, il anime de nombreuses soirées ou des après-midis dansants avec le groupe Week-End Musette*. Il donne des cours à l’école de Bahus Soubiran. Le classique l’attire. Il cherche un producteur qui pourrait l’aider à développer et mettre encore plus en valeur ses qualités musicales. Alors pour le plaisir de la trompette ou de l’animation dansante, n’hésitez pas à contacter ce jeune musicien de talent.

* Pour en savoir plus sur ce sport régionnal, je vous conseille d'aller visiter le site de la fédération française de la course landaise ( en cliquant sur le lien suivant:http//www.courselandaise.org ).



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